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Lorsqu'il s'agit de préparer sa pension en Belgique, l'Engagement individuel de Pension (EIP) est une option intéressante d'assurance vie pour les indépendants en société. Mais au-delà de la simple souscription à un EIP, se pose la question de la répartition de l’épargne : faut-il investir en Branche 21 ou en Branche 23 ?
Yago vous guide à travers les caractéristiques, avantages et inconvénients de chaque option pour que vous puissiez choisir la solution qui correspond le mieux à vos objectifs parmi les différentes assurances pour indépendant.
Lorsqu’il s’agit de placer les fonds de votre EIP, vous avez généralement le choix entre deux types de contrats : la Branche 21 et la Branche 23. Voici les principales différences :
En Branche 21, l'assureur garantit un taux d'intérêt sur chaque versement. Ce taux est celui en vigueur au moment du versement. Il reste acquis pour ce versement, mais l'assureur peut le modifier pour les versements suivants. Le taux garanti dépend donc de l'assureur et de la date de chaque versement. En plus de ce taux, une participation bénéficiaire peut être attribuée chaque année si les résultats de l'assureur le permettent. Elle n'est pas garantie à l'avance, mais elle est définitivement acquise une fois attribuée.
Attention : « capital garanti » ne veut pas dire que vous récupérez toujours la totalité de la prime versée, car les taxes et les frais en sont déduits.
Contrairement à la Branche 21, la Branche 23 ne garantit ni le capital ni le rendement. Les primes sont investies dans des fonds d'investissement liés au contrat. La valeur de votre épargne suit l'évolution de ces fonds, à la hausse comme à la baisse : c'est vous qui supportez le risque financier, pas l'assureur. Les frais de gestion dépendent des fonds choisis. Plus risquée, la Branche 23 offre un potentiel de rendement plus élevé sur le long terme, mais sans aucune garantie : les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Afin de vous aider à faire votre choix, voici une liste non exhaustive des principaux avantages et inconvénients des deux branches de l’EIP :
Le choix de la branche ne change pas la fiscalité de votre EIP.
À l'entrée, chaque prime versée par votre société supporte d'abord une taxe de 4,4 % . Une fois cette taxe payée, la société peut déduire les primes comme charges professionnelles, mais seulement si elle respecte la règle des 80 %. Cette règle plafonne le total de votre pension légale et de votre pension complémentaire à 80 % de votre dernière rémunération brute normale. Seule la rémunération compte pour ce calcul : les dividendes en sont exclus.
Pendant le contrat, une charge supplémentaire peut peser sur la société. Si votre pension totale dépasse l'objectif légal, elle doit payer la cotisation Wijninckx de 12,5 %, calculée sur sa part de la croissance des réserves. Cette cotisation vient en plus des primes et s'applique de la même façon dans les deux branches.
À la sortie, le capital supporte d'abord la cotisation INAMI de 3,55 % et une cotisation de solidarité pouvant atteindre 2 %. Ces deux prélèvements portent aussi sur les participations bénéficiaires. Vient ensuite un impôt de 10 à 20 % selon votre âge et votre carrière, majoré des taxes communales. En Branche 23, aucun précompte mobilier supplémentaire n'est prévu sur les plus-values.
En cas de décès, des droits de succession peuvent être dus.
Le choix entre la Branche 21 (capital garanti) et la Branche 23 (investie en fonds) peut généralement être revu en cours de contrat. Il s'adapte à votre horizon de placement, mais surtout à votre sensibilité personnelle face au risque . Voici les grandes orientations pour vous guider :
La « Branche 44 » désigne une formule qui combine, dans un même contrat, un volet Branche 21 (taux garanti) et un volet Branche 23 (fonds d'investissement, sans garantie). Dans un EIP, les assureurs proposent concrètement ces deux volets, avec une répartition que vous pouvez modifier selon les conditions du contrat.
Exemple : un indépendant de 38 ans verse une prime annuelle de 6 000 €. Il peut commencer avec 70 % en Branche 23 et 30 % en Branche 21, puis réduire progressivement la part investie en fonds pour arriver à 70 % en Branche 21 à l'approche de la pension.
L'objectif est de profiter du potentiel des marchés tant que l'horizon est long, puis de limiter l'exposition aux fluctuations en fin de carrière. Aucun résultat n'est garanti, et chaque transfert se fait aux conditions et aux frais prévus par l'assureur.
Date de mise à jour: 05/10/2026
Oui, c'est généralement possible. Votre EIP reste le même contrat. Vous demandez simplement de déplacer tout ou une partie de votre épargne d'une branche à l'autre. Cette opération n'est pas un rachat, elle peut toutefois entraîner des frais, qui diminuent souvent à l'approche de la fin du contrat. Les conditions précises dépendent de chaque contrat.
En Branche 23, le capital n'est pas garanti : une forte baisse des marchés juste avant la pension peut réduire nettement votre capital. Pour limiter ce risque, vous pouvez sécuriser votre épargne petit à petit, en transférant une partie de vos réserves vers la Branche 21 à l'approche de la pension, selon les conditions de transfert de votre contrat. Certains fonds prévoient aussi des mécanismes de protection.
Oui. Dans un EIP, la fiscalité ne dépend pas de la branche. La société paie une taxe de 4,4 % sur chaque prime, en Branche 21 comme en Branche 23. Les primes, taxe comprise, sont déductibles comme frais professionnels de la société, dans la limite de la règle des 80 %.
Non. La cotisation Wijninckx ne dépend pas de la branche. Elle est due par votre société lorsque votre pension légale et votre pension complémentaire dépassent ensemble l'objectif de pension fixé par la loi. Depuis la cotisation 2026, son taux est de 12,5% de la quote-part de la société dans l'augmentation des réserves de l'année précédente. Elle est payée à l'INASTI et n'est pas prélevée sur les réserves de votre contrat.
Comme en Branche 21. Aucun précompte mobilier n'est prévu sur les plus-values. Le capital supporte la cotisation INAMI de 3,55 % et une cotisation de solidarité de 2 % au maximum. S'ajoute un impôt de 10 à 20 % selon l'âge et la carrière, majoré des taxes communales.

Tanguy a participé à la création de Yago en 2015, il dirige aujourd'hui les équipes produit et after sales. Tanguy est courtier agréé par la FSMA, il suit chaque année plus de 20 heures de formations agréées par la FSMA ; il est également coach et formateur de nos équipes. Enfin, il est régulièrement invité sur des podcasts et émissions télé pour vulgariser l'assurance.